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  • 30 – les centristes, les meilleurs ennemis du Centre (billet d’humeur)

    Jean-Louis n’aime pas Hervé qui n’aime pas François qui n’aime personne.

    Cela serait drôle comme un vaudeville si la pièce jouée n’était pas « comment s’évertuer à faire disparaître la famille centriste ». Le spectacle donné par les responsables centristes est accablant. Il l’était avant le remaniement ministériel, il l’est davantage aujourd’hui. Chacun est davantage préoccupé par la préservation de sa petite chapelle (ce fut déjà l’erreur historique des créateurs de l’UDF de ne pas imposer la disparition des partis constitutifs de la fédération giscardienne) et soucieux de rien faire qui puisse compromettre les miettes de pain (comprenez quelques sièges) accordées par l’UMP.

  • 29 – centriste qui rit, centristes qui pleurent

    À part MM Mercier et Leroy, je ne vois pas quel centriste peut rire après la constitution du nouveau gouvernement de M. Fillon.

    Par contre, les centristes ont toutes les raisons de pleurer. Inutile de revenir sur les commentaires constatant le rétrécissement de la base politique du nouveau gouvernement au seul ex-RPR. Les libéraux de Démocratie Libérale, parti constitutif de l’UMP, sont eux aussi balayés.

    Plutôt que de dire que les autres sont « méchants » , il vaut peut-être mieux se pencher sur ses propres faiblesses qui ont noms division (la diaspora centriste est éclatée en plusieurs partis et groupuscules), faiblesse du projet (en réalité le projet centriste est à peu près inexistant), vassalisation (hors de l’alliance électorale avec l’UMP, pas de salut, les quelques élus restants préférant se coucher pour assurer leur siège plutôt que de porter haut la bannière du centre).

  • 28 - « L’éternelle tentation des centristes »

    Tel est le titre d’un article publié par Béatrice Houchard, rédactrice en chef adjointe du service politique du « Figaro ». Cet article évoque une réunion, début novembre, de presque toute la diaspora centriste (excepté François Bayrou et Hervé Morin) autour de Jean-Louis Borloo, une réunion empreinte de la nostalgie du temps où l’UDF existait et tentait de contester au RPR la suprématie sur la droite. S’inscrivant dans le contexte de l’annonce d’un remaniement ministérielle et des rumeurs sur les « chances » pour Jean-Louis Borloo d’être nommé premier ministre, cette réunion pouvait être considérée comme une réunion de soutien au ministre de l’écologie et la résurgence d’un réflexe anti-RPR nourri par la campagne orchestrée par François Fillon et ses amis contre Jean-Louis Borloo. Au-delà de la conjoncture politique automnale, des participants se seraient félicités par ses mots : « On a fait renaitre le centre ».

    L’auteur de l’article manifeste un scepticisme certain en s’appuyant sur l’histoire de la Vème République. Toutes les tentatives pour donner au Centre une autonomie (sinon une indépendance) vis-à-vis de la droite ont échoué contre l’écueil du scrutin majoritaire et de son corollaire, l’obligation de contracter des alliances. L’échec de l’entreprise de François Bayrou malgré la détermination jusqu’à l’entêtement du président du Modem renouvelle cruellement ce constat.

     

    S’il est une tentation à laquelle je ne souhaite pas résister, c’est bien celle d’apporter ma minuscule contribution à l’entreprise de doter le paysage politique français d’un parti du centre fort. Cela ressemble évidemment au rocher de Sisyphe, une entreprise à reprendre sans cesse après avoir cru en sa réussite.