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  • Les réserves

    A peine l’hypothèse de la candidature de JL Borloo à l’élection présidentielle est-elle énoncée qu’elle suscite des « réserves » pour parler pudiquement. De la part de l’UMP, en premier lieu, où prévaut la crainte d’un éclatement du parti présidentiel et d’une multiplicité de candidature aboutissant à un « 21 avril de la droite », de la part des néo-centristes, en second lieu, qui ne semblent pas convaincu d’un positionnement politique du ministre lui permettant d’affirmer les valeurs propres au centre.

    Tout cela est à mettre sur le compte des mouvements divers préparatoires dont nul ne connait aujourd’hui les aboutissements.

     

  • Les centristes et les présidentielles

    L'éditorial du Figaro daté du jeudi 15 avril est titré La bataille du centre. Yves Thréard concède (avec condescendance ?) que « la mode centriste reprend des couleurs »  et poursuit (avec lucidité, hélas) « Reste à fédérer toutes les chapelles, et à lui trouver un visage charismatique. La guerre des ego est engagée. »

    Le nom et la photo d'un « visage charismatique » sont en première page du même journal ; il s'agit de Jean-Louis Borloo. Parmi la diaspora centriste, le président du parti radical est probablement celui qui a le plus de qualité pour mener les centristes au combat électoral.

    Mais ce choix présente deux limites. La première tient au tempérament de Jean-Louis Borloo. De mauvaises langues disent qu' « il fonctionne au courant alternatif » pour dire que sa décision pourrait être prise un jour et repoussée le lendemain. La seconde est que cette candidature s'inscrirait dans une stratégie de rassemblement de l'électorat centriste au premier tour de l'élection présidentielle pour le livrer à Nicolas Sarkozy au second ; ce ne serait pas une candidature pour faire gagner  un courant de pensée mais conditionnée par un acte de vassalité vis-à-vis d'un autre courant. Mais pauvres centristes que nous sommes, l'histoire nous a habitués à considérer notre famille politique comme un réservoir d'électeurs au second tour...