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Le Centriste de Grenelle

  • Un centriste EnMarche

    Voilà revenus les temps de la division ! L’unité de façade des centristes, dont le nom est (on a presque envie d’utiliser l’imparfait) l’UDI, est en ruine. La primaire de la droite et du centre, la victoire (surprise) de François Fillon ont mis à jour les profondes divisions qui séparent les différentes chapelles centristes, éclatées désormais en trois voire quatre groupes.

    Le premier groupe est constitué des centristes qui se sont immédiatement précipités dans les bras du vainqueur, qui ont identifié des valeurs communes avec François Fillon et paraissent essentiellement motivés par des considérations politiciennes. Des sièges ! Des sièges ! Des sièges ! A la tête de ce groupe Hervé Morin et Maurice Leroy.

    Le second groupe rassemble des centristes qui ont soutenu Alain Juppé, qui regardent le programme de Fillon avec circonspection, qui s’inscrivent dans une stratégie d’alliance et non de ralliement et sont plutôt dans la perspective de maintenir l’union entre la droite et le centre. A la tête de ce groupe, Jean-Christophe Lagarde.

    Un troisième groupe rassemble des centristes qui considèrent avec intérêt la démarche d’Emmanuel Macron «  qui porte l’ambition, grâce à l’Europe, de nous redonner notre souveraineté face aux défis de la mondialisation, qui place l’humanisme, la liberté et la responsabilité au cœur de son projet, qui nous libère du clivage clanique « Droite-Gauche » et des corporatismes de tous ordres. »  Ce sont les mots de soutien de Jean Arthuis, le premier à se mettre En Marche, rejoint par des centaines de jeunes UDI (suspendus de leur responsabilité à cause de leur choix) et par d’autres militants, sympathisants centristes, les réseaux sociaux en témoignent.

    Le quatrième « groupe », si j’ose ce mot, pourrait être constitué des ultimes supporters de François Bayrou ; je doute qu’ils soient légion.

    Pour ma part, mon envie est de m’engager aux côtés de ceux qui soutiennent la candidature d’Emmanuel Macron.

  • pourquoi je n'ai pas envie de renouveler mon adhésion à l'UDI

    Sollicité pour renouveler mon adhésion à l'UDI, j'ai envoyé le texte suivant :

     

    J'ai un long passé d’adhérent (sans être un militant très actif) dans divers mouvements centristes, et j’ai toujours regretté les divisions permanentes qui affectent notre famille politique, certains préférant soutenir nos alliés/concurrents lors d’échéances électorales majeures plutôt que ceux qui représentaient mieux le courant de pensée de centre droit.

    En 2002, notre famille politique a commis une faute majeure en acceptant de participer à la création de l’UMP et depuis le centre droit va à vau-l’eau.

    Et que penser de ces soi-disant centristes, heureusement minoritaires, qui soutiennent Nicolas Sarkozy à la primaire dite de la droite et du centre.

    Vous me direz qu’il ne faut pas ressasser le passé mais avoir les regards tournés vers l’avenir et je ne saurai vous donner tort.

    Si je tente de me projeter dans le futur, la permanence de l’UDI me parait douteuse. Pour deux raisons.

    La première tient à l’échéance présidentielle de 2017. Il me semble inconcevable qu’il n’y ait pas une recomposition profonde du paysage politique avec à droite deux pôles, une droite populiste (autour de Marine Le Pen, avec l’appoint de sarkozystes) et une droite modérée, libérale-conservatrice, qui s’inscrirait dans la lignée de l’UDF et dans laquelle se fondrait l’UDI.

    La deuxième procède d’une réflexion plus poussée. Il est probable que la division droite/gauche telle que nous la connaissons depuis deux siècles environ est épuisée. Elle s’appuyait sur des conceptions économiques et sociales différentes ; aujourd’hui dans ces domaines, les politiques sont relativement semblables. Il me semble que ce qui fait réellement différence maintenant – pas uniquement en France, mais dans tout le monde occidental – repose sur l’ouverture au monde (versus le repli souverainiste), sur la prise en compte des questions relatives à l’environnement (versus le refus de remettre en cause nos comportements), sur les questions sociétales (versus une crispation sur des valeurs venues du XIXe siècle). Dans ce nouveau paysage, il y aura probablement des « centristes », « Guelfes contre les Gibelins et Gibelins contre les Guelfes » mais nous serons loin de l’UDI …

  • Pourquoi je quitte l’UDI

    Ma décision est prise, après de longues réflexions et tergiversations : je ne renouvellerai pas mon adhésion à l’UDI. Quatre ans après sa création, ce mouvement créé par Jean-Louis Borloo n’a pas trouvé vraiment sa place dans le paysage politique français et personne n’a une voix suffisamment forte pour porter son message singulier pour autant que l’UDI en ait un.

    Je vais être sévère et probablement ingrat vis-à-vis de nombre de ses adhérents : l’UDI est essentiellement un syndicat de personnes estimables qui bénéficient de cette étiquette pour être élues.